L’homme est une réplique de l’Univers. Il possède les clefs de l’Univers en lui-même. Les sages de toutes les religions ont toujours su et dit cela. Ami, écoute bien cette parole prophétique, car je te parle du futur, de ce que les hommes du futur trouveront. Quand l’homme marche sur le chemin de lui-même, sur le chemin de Dieu, les voiles se lèvent progressivement. Certaines illusions fondamentales de l’humanité disparaissent lors de ce cheminement. Ces illusions sont si incrustées dans la plupart des hommes que les mentionner fait souvent passer le sage pour un fou. Ainsi, en est-il de la psyché de l’homme qui, d’un état de différenciation extrême dû aux multiples conditionnements gravés dans lui, se transforme en un miroir poli. L’homme devient uni avec le Bien-Aimé. Il sent que le temps n’est qu’une illusion ; mais il sent aussi que l’espace est mensonge, Maya. Les physiciens cherchent et parfois frôlent cette vérité, mais ils n’ont pas encore trouvé toutes les clefs dans les livres anciens. Certains ont déjà lié temps et espace, mais leurs conceptions restent attachées à l’espace qui les contient. Or, pour progresser vers Dieu, il faut même envisager briser l’espace, le tordre, le fondre, comme des dimensions qui disparaissent tout d’un coup. Quand les conditionnements s’effacent, les dimensions deviennent dépendantes les unes des autres et se fondent pour n’en faire plus qu’une puis aucune. L’homme mystique connait ces fusions dans l’Un. Il rejoue le scénario de la naissance de l’Univers, abolissant le temps et les dimensions. Chaque dimension est une contrainte quand elle est autonome ; puis elle devient impure en étant contrainte par une autre dimension ; puis les deux dimensions n’en font plus qu’une ; puis la dimension restante se fond dans le Bien-Aimé, le Non Dimensionnel. Le savant voudrait plus de dimensions, mais il en faut toujours moins pour comprendre l’origine, ainsi qu’il a toujours fallu se dépouiller de tout pour aller vers le Vrai. Ami, marche vers l’Unité. Et méfie-toi de tes conditionnements, car tu en aimes certains comme ton propre cœur. Quelque soit la science que tu poursuivras, sache qu’elle n’a de sens que par Lui. |