Ami, le savoir de l’homme sur l’homme est complet et cela depuis bien longtemps. Il revêt plusieurs formes qui permettent au disciple de s’améliorer. Nos illustres prédécesseurs, souvent moins doctrinaires que les gens d’aujourd’hui car plus sensibles à la complexité du monde, ont atteint les limites de ce que l’homme sait sur lui-même. Notre but, ici-bas, est de parvenir à embrasser ce savoir dans notre cœur, de lui faire de la place en nous et, à la manière de Muhammad, la Paix et le Salut soient sur lui, d’accomplir notre tâche correctement dans le monde des hommes. Les meilleurs d’entre nous répandront ce même savoir en perpétuant la chaîne spirituelle qui remonte au Prophète, Paix et Salut sur lui, pour que les générations futures puissent connaître Dieu, à leur tour. L’homme oublie, voilà son problème. O que cette démarche est naïve, comme celle d’un petit
enfant qui, se cognant dans un mur, frappe le mur qui selon lui
n’aurait pas dû se trouver à cette place. Une idée est née en Occident, voilà quelques temps, celle que l’homme « évoluait » et que cette évolution avait trait aux « races ». Oublie ces mots absurdes, ces idées empoisonnées, racines de haine. Si une créature évolue, c’est en elle-même.
Toute lignée ne peut être que spirituelle. Est-il besoin de montrer que
le lien du sang est soumis aux décisions du Très-Sage. Ne sais-tu pas
que le plus sage des hommes peut avoir une piètre descendance ? Ami, prends garde aux doctrines des intellectuels. Regarde-les avec l’œil du cœur et juge par toi-même : l’un est colérique, l’autre intolérant, un autre est menteur, un autre encore vil, un autre encore enseigne alors que lui-même ne suit pas ses propres enseignements. O que Dieu est créatif dans ses chimères ! Combien est grande la grâce de Ses créations ! Méfies-toi des dogmes qui séparent, qui opposent le bien et le mal de façon franche, la lumière et l’ombre de façon factice. Méfies-toi des spiritualités trop « humaines », trop logiques, trop hiérarchisées, trop politiques. Ne vénère jamais le « dieu en toi ». Dieu est, en toi comme en toute chose ; Il te lie à toute chose ; ta conscience du divin te transporte de l’océan des choses crées au temple éternel des choses incréées, cet incréé qui n’est pas vide. Gloire au Bien-Aimé ! Que ces chants propagent l’amour pour Celui Qui Est ! |