Trop occupés à penser au monde, vous êtes envahis intérieurement des représentations du monde,
Vous vous êtes oubliés.
Vous êtes lourds de mots, d’images, de combats que vous ne maîtrisez pas,
Vous êtes emplis de problèmes qui vous gorgent comme des éponges,
Et qui pourtant ne vous appartiennent pas.
O malheur à vous, obsédés d’un monde d’images,
Vous qui ne comprenez plus la différence entre la réalité et le rêve,
Vous êtes ici bas mais rongés dans votre tête,
Par d’absurdes messages, par d’inutiles inquiétudes.
Où êtes-vous, frères humains,
Etes-vous si loin qu’il faille vous laisser là ?
Vous ne voyez pas le précipice dans lequel vous êtes tombés,
Pensant que votre trou boueux est la vérité du monde.
Allah est toujours là pour l’homme qui se libère de ses chaînes,
Allah libère et éclaire le chemin,
Allah indique l’oasis dans la tempête de sable,
Mais votre tempête est infinie car elle est dans votre crâne.
Allah, protège-moi de ces parasites qui rongent,
De ces défilements qui gorgent et saturent l’esprit,
De ces laideurs que les autres mangent,
Et tiens-moi dans Ton sein de lumière et d’amour. |