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Foi et névrose

Certains voudraient nous faire croire que la foi est une névrose. Cette lecture commode permet à l’incroyant de cacher ses propres doutes internes, de masquer cette profonde division de son âme due à l’absence de pont entre son intellect et son affect, sous des diagnostics erronés chez l’autre. Qui dit division dit littéralement névrose. Le fait donc de lire la psychanalyse comme une arme anti-foi est une projection commode, un prétexte simpliste, une fuite hors de soi. D’ailleurs, aucun psychanalyste digne de ce nom ne défend cette thèse, à commencer par Freud et Jung, le premier étant un croyant intellectuel presque spinoziste et le dernier un mystique.

Le soufi se doit de connaître la Science et par conséquent les sciences, pour ne pas être facilement pris au piège dans les raisonnements orientés des incroyants ; il doit aussi connaître la Science, soit l’étude du Coran, afin de progresser sur la voie d’Allah. Si l’on ajoute l’expérience mystique, le soufi possède les moyens de faire son chemin d’homme vers Allah, tout en possédant une connaissance qui, loin d’être uniquement livresque, lui permet d’être ce qu’il est dans la plénitude de la grâce et la paix d’Allah.

Mohammed (Paix et Salut sur Lui) dit :
Quiconque honore les savants m’honore.