Depuis des années, j’entends les mêmes mots, les
mêmes arguments, les mêmes logiques, les mêmes raisonnements.
Depuis des années, je vois les mêmes regards, les mêmes sourires, les
mêmes attitudes, les mêmes contritions.
Depuis des années, je vois les mêmes actes, les mêmes fuites, les mêmes
inattentions, les mêmes faussetés, les mêmes mensonges, les mêmes
prétentions, les mêmes vanités.
Puis un jour, on me dit :
Mais si, je te connais, toi. Dis plutôt que tu ne te connais pas. Pour ma part, je te connais car tu es semblable à tous les autres. Certes, tu diffères d’eux par ton aspect extérieur, mais ce qui est à l’intérieur de toi, je le connais si bien... Comment donc peux-tu te satisfaire de cela ? Des mots des autres, des sourires des autres, de leurs mensonges, de leurs visages et de leurs voix ? Tout cela vit en toi, écrasant ton âme et la réduisant année après année en un tas de cendres fumantes où, progressivement, les sentiments seront remplacés par la rancoeur, l’amour par la haine... O Allah ! Suis-je si différent que cela que je vois ces choses ? Merci à Toi, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ! Je m’incline devant Toi et suis Ton dévoué serviteur ! |