Fatima dit :
Une bonne façon de classer les gens serait de les classer selon leur plan et non selon leur taille, leur poids ou leur intelligence. Une autre façon serait de les classer suivant leurs intentions, ce qui est plus difficile dans la mesure où leurs intentions sont souvent séparées entre les intentions secrètes et les intentions déclarées. Même notre famille a pour nous un plan, plan auquel on ne peut pas déroger facilement sous peine d’excommunication sentimentale ou financière. Qu’Allah pardonne les voleurs de liberté et les tueurs de personnalité ! Loué soit Allah de faire que des personnes écrasées sous ces jougs absurdes puissent s’en libérer ! Il y a un nombre limité de plans, les plans du bonheur social. Je ne peux vivre avec ces plans. Je ne peux tolérer ces voies limitées, peuplées de contraintes, de luttes de pouvoir et de mensonges, d’asservissements et d’esclavage moral. Si c’est le quotidien de mes proches, qu’ils l’assument mais me laissent en paix dans la paix d’Allah ! Si c’est le quotidien de mes amis, qu’ils l’assument mais me laissent en paix dans la paix d’Allah ! Si c’est le quotidien de mes collègues, qu’ils l’assument mais me laissent en paix dans la paix d’Allah ! Leurs calculs me sont indifférents. Leur morale m’est inutile. Leur modèle n’en est un que pour eux et ne sert qu’à les rassurer. Je serai peut-être détesté par ces gens, extérieurs, inexistants. Je serai peut-être adulé par eux, ou incompris ou rejeté. Peu importe ce qu’ils pensent de moi : leurs pensées ne leur appartiennent pas. Peu importe ce qu’ils vivent : leur vie ne leur appartient pas. Peu importe qui ils sont : eux-même ne l’ont probablement jamais découvert. Qu’Allah m’accorde les joies de la vie auprès de Lui, dans la courbure permanente de mon âme auprès de Sa grandeur ! |